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Comptomatique

Présentation

Il fait, en moyenne, trois degrés de plus qu'en 2007. Les variations climatiques intenses rythment désormais le quotidien. Plus de neuf milliards d'êtres humains se partagent tant bien que mal une planète que les guerres de l'eau et du pétrole ont ensanglantée dans les années 2030. Après s'être entre-tués, les hommes ont érigé le partage et la solidarité en valeurs suprêmes et universelles. Chacun a enfin pris conscience que les dérèglements environnementaux n'étaient pas uniquement l'affaire des experts ou des militants écologistes. Que la science pouvait conduire au pire, comme au meilleur. Les citoyens ont dû abandonner une part de leurs libertés individuelles, accepter d'être surveillés, de vivre sobrement, en respectant l'équilibre des écosystèmes. La consommation effrénée a fait place à la quête intérieure et au devoir de se soucier des autres. Leia, 35 ans, commence sa journée...

7 heures

La « bioville » est encore endormie quand Leia émerge. Les brouillards urbains, de plus en plus denses, retardent désormais l'arrivée du jour de presque une heure. Leia vit avec Luke depuis cinq ans. Peu d'hommes ont la chance de partager le quotidien d'une femme. Mais Leia, folle amoureuse de Luke, a tout de suite accepté de signer le contrat d'exclusivité qu'il lui proposait. A 35 ans, elle est une des rares femmes enceintes de sa génération. Ses deux premiers enfants - Suraya, de Somalie, 7 ans, et Agung, d'Indonésie, 5 ans - ont été adoptés dans le cadre du PAC, le protocole d'adoption conseillée. Pour pallier les problèmes d'infertilité qui se sont peu à peu généralisés dans les pays riches, les gouvernements ont conclu des accords multilatéraux avec les Etats du tiers-monde. Mais c'est également pour éviter les flux migratoires non choisis que les autorités incitent les couples à adopter un ou plusieurs enfants. A l'image de la plupart des femmes enceintes, choyées et protégées par une société en mal de bébés, Leia a arrêté de travailler.

info : En 2050, la terre héberge plus de neuf milliards d'habitants. Il « manque » près d'un milliard de femmes, essentiellement en Inde et en Chine, à cause de la sélection embryonnaire permise par les techniques de diagnostic prénatal. La population des pays développés diminue d'environ un million par an, pendant que celle des pays pauvres croît de trente-cinq millions.

8 heures

Sous sa douche d'eau de pluie à injection d'air, Leia rêvasse au prénom qu'elle « lui » donnera. Depuis plus de vingt ans, la mode est aux prénoms « moulinés », concoctés par des ordinateurs qui ingurgitent et agglomèrent des syllabes à partir de langues, d'idées et de mots différents. Le bip annonçant la fin de la douche la sort brusquement de ses songes. Le temps autorisé est atteint. Elle enfile une tunique « thermorégulée », télécharge d'un clic un motif à fleurs violettes qui se répand sur l'intégralité du e-tissu en « néobioprène », une sorte d'élastomère avec circuits électroniques intégrés. Leia n'a pas renoncé aux boucles d'oreilles. Sa petite touche personnelle et vieillotte.

info : Un peu plus de quatre milliards de personnes (près de la moitié de l'humanité)ne disposent pas des cinquante litres d'eau par jour considérés comme le minimum vital de base.

8 h 30

Suraya raffole des fraises cultivées par ses parents. Agung préfère ses portions-cubes de lait. Le lait de vache, rare et cher, a laissé la place aux laits de riz ou de soja. Contre les murs de leur appartement, Leia et Luke disposent d'une serre verticale chauffée par le soleil, où quelques tomates, haricots, poires et fraises poussent en hors-sol, dans des substrats nutritifs complets et arrosés quotidiennement d'un peu d'eau de pluie. Ils n'ont pas la chance, comme d'autres, de disposer d'un potager particulier en bordure de la ville.

info : Les famines qui ont sévi au cours des années 2030, et dues aux ravages parasitaires causés notamment par la hausse des températures, ont eu raison des dernières résistances contre les organismes génétiquement modifiés (OGM). Désormais, presque toutes les cultures sont OGM.

9 heures

Sur le chemin de l'école, Agung adore faire raconter à sa mère comment était l'école de son époque. « Je partais avec un cartable incroyablement lourd. On avait des tas de manuels. - Des quoi ? » Les enfants de Leia grandissent dans un monde où toutes les traces écrites, stockées sur des écrans, s'effacent à la moindre touche reset. Quatre jours par semaine, ils se connectent à des classes virtuelles depuis une pièce communautaire, située au rez-de-chaussée de leur immeuble. Un adulte encadre la transmission du savoir. Les grands apprennent aux petits. Mais aujourd'hui, c'est la « journée hebdomadaire » : tout le monde prend le chemin de l'école pour rencontrer les petits copains des autres salles, les enseignants, faire du sport, visiter les musées et les zoos.

info : Le cœur des villes est interdit aux véhicules à combustion. L'habitat est vertical, la population concentrée dans d'immenses tours végétalisées.

12 heures

Leia relève ses messages holographiques. Idlen, sa meilleure amie, lui propose de déjeuner dans l'un des rares restaurants non végétariens existant encore. Leia accepte en cliquant sur son « smartcom », un outil qui concentre tous les gadgets du passé (fax, téléphone, ordinateur...). Idlen vit seule, ou, plutôt, dispose de trois amants attitrés, aux petits soins pour elle. Gironde et gourmande, elle ne se résout pas à renoncer aux pâtés, au vin, au pain, aux fromages. Elle refuse de se nourrir d'alicaments, ces produits à allégation de santé (PAS) qui sont devenus la norme. Dans la plupart des restaurants, les menus se composent de légumes et de fruits de saison, autrefois considérés comme exotiques, tels litchis et ananas. Militante proviande, Idlen commande une côte de bœuf, cloné bien sûr.

info : La production de viande est drastiquement limitée. Les ruminants émettant de grandes quantités de méthane, produire un kilo de veau engendre autant de CO2 qu'un trajet de 220 kilomètres en voiture à pétrole. En 2007, l'élevage animal causait 18 % des émissions de gaz à effet de serre et était la première cause de déforestation.

14 heures

Sur le chemin du retour, Leia décide de faire ses courses à l'e-marché, une pratique pourtant devenue désuète. En règle générale, les appareils électroménagers se mettent directement en relation avec les fournisseurs pour leur signaler ce qui manque. Beaucoup de gens ne prennent même plus le temps de manger. Leia se laisse parfois aller aux menus-gélules, concentrés de vitamines, de nutriments et d'amphétamines, qui coupent la faim. L'évocation d'une forêt-noire la fait pourtant saliver de bonheur.
Leia doit encore passer au centre d'aide solidaire. Elle a la flemme mais, depuis que les semaines ne dépassent pas les vingt heures de travail obligatoires, chacun doit accorder sept Jase (journées d'aide, de solidarité et d'épanouissement) mensuels à ses voisins, aux marginaux, aux personnes âgées, aux solitaires ou aux malades. Elle prend des cours de musique dispensés par un Mozambicain et offre, en contrepartie, des heures de lecture à Daniela, une dame de 110 ans, ancienne animatrice télé du temps des chaînes hertziennes.

info : L'indicateur de richesse d'un pays n'est plus le produit intérieur brut (PIB), mais l'indice de développement humain (IDH), crée par l'Organisation des Nations unies dans les années 1990, prenant en compte la santé, l'espérance de vie, l'impact écologique de l'activité économique, etc.

17 heures

De retour à la maison, Leia procède à son check-up quotidien (tension, rythme cardiaque, analyse urinaire...). Elle expédie les données sur le Réseau, lesquelles sont automatiquement copiées sur son « verichip », une puce implantée sous la peau dès la naissance. Elle contient son positionnement GPS en temps réel, son dossier médical ainsi que toutes ses données personnelles. Leia essaie de se convaincre chaque jour que la traçabilité des individus n'est pas seulement une privation de liberté, mais aussi un moyen fantastique de localisation en cas d'accident ou d'enlèvement.

Ses données médicales sont compilées par des « robomédecins » qui conseillent ou ordonnent un traitement en cas de besoin. Comme la plupart des Occidentaux, Leia s'astreint au sport quotidien et ne boit plus d'alcool. Mais elle n'échappe pas aux multiples virus qui circulent dans l'atmosphère réchauffée du siècle. Son corps est en permanence sous perfusion de vitamines et de médicaments.

info : Les populations des pays riches vivent jusqu'à 110 ou 120 ans, la plupart restant en bonne forme. Grâce aux techniques de clonage et aux cellules souches, les patients-clients font cultiver des organes à volonté pour remplacer les plus défectueux.

19 heures

Les enfants ont rejoint leurs parents pour la soirée. Ils sélectionnent les films et choisissent scène par scène l'issue de l'histoire. Munis de gants de virtualité, ils jouent dans des mondes parallèles. Les avatars parentaux leur enseignent des jeux anciens comme les petits chevaux ou les échecs. Les murs ont revêtu leur couleur de printemps, bleu-vert, et diffusent une musique évoquant la nature. L'immeuble produit sa propre énergie, grâce aux murs en panneaux solaires et aux vitrages truffés de cellules photovoltaïques.

Leia « feuillette » un catalogue électronique de voyages à la lumière de sa fenêtre : transparente le jour, celle-ci s'illumine la nuit après avoir emmagasiné la lumière naturelle. Leia rêve de farniente réel, pourquoi pas dans une maison de campagne partagée ? Luke, lui, a des vues sur un voyage virtuel en caisson de sommeil sur une plage balinaise. Tous deux balancent entre virtuel, qui rend possible tous les voyages, et réel, où la saveur de la vie et la nostalgie ont encore leur place.


info : Les heureux propriétaires de maisons secondaires ont dû, dès les années 2030, partager leur maison avec leurs amis. Seule une élite voyage en avion, le prix des billets étant devenu exorbitant.

La fin du moi

Dans ce monde où la survie de l'humanité est conditionnée par le partage obligatoire des ressources, de la terre et même des enfants, le « moi » et les désarrois de la sphère intime passent à l'arrière-plan. La psychanalyse perd du terrain face aux psychothérapies relationnelles, intergénérationnelles et interculturelles. L'impératif est d'accepter l'autre, au pire de le supporter : les pays développés doivent compter avec un nombre croissant de personnes très âgées et l'irruption généralisée d'enfants de races différentes au sein des familles.

C'est une société où la famille verticale, celle des ancêtres qui, de génération en génération, transmet valeurs et traumatismes, fait place à la famille horizontale, adoptive, choisie, fluide. Une aubaine pour les thérapeutes systémiques qui ont dû réinventer les mots pour les places et les rôles de chacun : coparents, coenfants, coamants, etc. La question des origines est plus géopolitique que généalogique. Du coup, les tragédies œdipiennes intéressent moins que celles du déracinement des bébés adoptés dans le tiers-monde. Comment gérer les conflits de loyauté vis-à-vis des géniteurs, le don et le contre-don avec les parents adoptifs ? Comment ne pas se sentir coupable face aux inégalités entre pays pauvres et pays riches ? Telles sont les grandes problématiques psy de ce début des années 2050.


 PARIS (AFP) - 17/08/07 14:45

La déduction des intérêts concernera les prêts depuis le 6 mai, promet Lagarde

 

A près la censure par le Conseil constitutionnel du crédit d'impôt pour les prêts immobiliers déjà contractés, le gouvernement compte mettre en place un nouveau mécanisme pour sauver l'une des mesures phares du programme de Nicolas Sarkozy.

Initialement, le dispositif prévoyait un crédit d'impôt égal à 20% du montant des intérêts des emprunts payés pendant les cinq premières années pour les ménages achetant aujourd'hui, ou ayant acheté depuis cinq ans, leur résidence principale.

Sans condition, ce crédit d'impôt est plafonné à 3.750 euros pour une personne seule, 7.500 pour un couple, majoré de 500 euros par personne à charge.

Mais le Conseil constitutionnel a jugé que l'extension à des prêts déjà contractés créait une "rupture d'égalité" entre contribuables, et faisait supporter à l'Etat un coût de "7,7 milliards d'euros, hors de proportion avec l'effet incitatif attendu".

Cette rétroactivité était également jugée sévèrement par les professionnels.

"Cette déduction rétroactive était totalement injuste. Un particulier qui a acheté un bien il y a trois ans a déjà fait une plus value entre 15 et 20%. D'une certaine manière, il a eu de la chance d'acheter. Pourquoi sortir de son chapeau un avantage fiscal supplémentaire", dit Christophe Cremer, PDG du site internet Meilleurtaux.com.

"Cela favorisait une inégalité des contribuables devant l'impôt. La réforme du Conseil constitutionnel est fondée", pense René Pallincourt, président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM).

En vertu de la décision du Conseil, seuls les intérêts des emprunts contractés après l'entrée en vigueur de la loi seront déductibles.

Mais le gouvernement veut coûte que coûte sauver la promesse de Nicolas Sarkozy, qui avait fait de cette mesure un élément clé de son programme présidentiel.

Il avait même recadré les ministres du Budget Eric Woerth et du Logement Christine Boutin qui avaient annoncé en mai que cette exonération fiscale s'appliquerait aux seuls acquisitions réalisées après le 6 mai, date de son élection. "Cette déduction, je l'ai promise et je la ferai (...) Je veux une France de propriétaires", avait-il martelé lors d'un meeting.

Dès jeudi soir, le Premier ministre François Fillon a assuré que le gouvernement "tiendrait les promesses du projet présidentiel en matière d’accès des Français à la propriété".

Vendredi, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a annoncé qu'elle proposerait lundi matin un "mécanisme" pour les emprunts souscrits depuis le 6 mai. Pour les prêts immobiliers de moins de cinq ans contractés avant la présidentielle, Mme Lagarde a indiqué que le ministère "travaille" à un texte qui sera présenté "à l'automne".

Pour les professionnels, la rétroactivité promise par le gouvernement n'a pas eu l'effet attendu, les Français ne s'étant pas précipités pour acheter un logement depuis l'élection présidentielle. "Il n'y a pas eu d'effet incitatif pour l'instant", note M. Pallincourt.

Plus globalement, les professionnels doutent des bénéfices de la déductibilité. "Le problème, c'est qu'elle ne joue pas sur la capacité d'emprunt des ménages. C'est un tout petit pas dans la bonne direction. Il vaudrait beaucoup mieux libérer le foncier pour permettre de construire des logements dont on manque énormément", juge M. Cremer.

Pour M. Pallincourt, "ce n'est pas cela qui va renverser le marché, qui va faire une France de propriétaires".

A défaut, la décision du Conseil constitutionnel pourrait représenter un bol d'air pour le gouvernement dans la préparation du budget 2008, le coût de la rétroactivité étant estimé à 1,5 milliard d'euros pour l'année prochaine.

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Enfin un truc qui marche bien et ce pour la 5eme fois :

Conditions de déclenchement de l'Alerte

Les critères de déclenchement :

1- Un enlèvement avéré et non une simple disparition
2- L'intégrité physique ou la vie de la victime est en danger
3- Des éléments d'informations permettent de localiser l'enfant ou le suspect
4- La victime est mineure
5- Les parents de la victime ont donné leur accord au déclenchement de l'alerte

Qui déclenche l'alerte : l'autorité judiciaire

Le Procureur de la République :
- En concertation avec les enquêteurs
- Après information du procureur général près la cour d'appel et de la Direction des Affaires Criminelles et des Grâces du ministère de la Justice

Le message d'alerte doit être simple, précis, solennel, validé par le magistrat ayant ordonné son déclenchement.


la convention


SIGNATURE DE LA CONVENTION ALERTE ENLEVEMENT

Pascal Clément, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, a signé mardi 28 février, la convention Alerte Enlèvement avec les ministères activement associés au dispositif (Intérieur, Défense, Transports), les médias, les sociétés d’autoroutes et les associations de victimes.

Inscrite dans la continuité des actions menées en faveur des enfants victimes de maltraitance, la convention « Alerte Enlèvement » témoigne de la volonté du Ministère de la Justice d’apporter une aide efficace et réactive aux personnes les plus vulnérables.

S’inspirant des modèles américain et canadien « Amber Alert », le Ministère de la Justice a testé ce type de dispositif à l’occasion de l’enlèvement de la petite Aurélia le 20 novembre dernier. Le résultat de cette expérience a permis de modaliser un système qui sera sans cesse évalué, voire amélioré.

Fruit d’un vaste travail de concertation, cette convention définit les modalités du dispositif d’urgence destiné à recueillir des informations et des témoignages permettant de localiser un enfant enlevé ou son ravisseur.

L’alerte enlèvement ne sera déclenchée par le procureur de la République que si des critères très précis sont réunis :

un enlèvement avéré, et non une simple disparition, même inquiétante ;

la vie ou l’intégrité physique de la victime est en danger ;

le procureur de la République est en possession d'informations dont la diffusion peut permettre de localiser l'enfant ou son ravisseur ;

la victime est mineure ;

les parents de la victime ont donné leur accord au déclenchement de l’alerte.

Les signataires de la convention “Alerte Enlèvement”

  • TF1
  • France Télévision
  • Canal + -
  • I-TELE
  • LCI
  • M6
  • SKYROCK
  • EUROPE 1
  • NRJ
  • Radio France
  • Autoroute FM
  • RTL, RTL 2 et FUN RADIO
  • RMC BFM
  • AFP
  • RATP
  • SNCF
  • INAVEM
  • La Fondation pour l’Enfance
  • ASFA, de l’ATMB et la SFTRF
  • L’APRR
  • ESCOTA
  • AREA
  • SANEF
  • SAPN

 

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